Dans
ces pages, l'énoncé
de règles est utilisé pour comprendre les
pratiques et pour les appliquer et nullement en faire le chemin unique
d'une composition réussie. Il faut avant tout
apprendre
à observer pour évaluer si l'objet - le sujet - de la
photographie est correctement représenté ou
construit. En d'autres termes, ces règles peuvent
être le point de départ de la création,
mais il faut rapidement les contrarier !
Mais aussi, savoir lire c'est savoir trier,
"Daniel Picouly".
Les
proportions :
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Le
respect de
cette proportion engendre des images dissymétriques mais
beaucoup plus agréables à l'œil. En
voici un exemple:
1/Symétrie=calme,
statisme
2/Dissymétrie=dynamisme, mouvement |
Les
proportions : La règle
d'or en matière de division des espaces en parties
inégales a été définie
à l'origine par l'architecte romain Marcus Vitruvius Pollio
( siècle d'Auguste 63 av. JC - 14 ap JC). Selon lui une
telle division (certes dissymétrique) paraîtra
agréable et esthétique à notre oeil si
:
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"Le
rapport entre la plus petite et la plus grande partie
équivaut au rapport entre la plus grande partie et le tout".
Mathématiquement,
cette proportion est égale à 0,618.
Démonstration:
prenons trois points X, Y et Z.
X________________Y_______Z
YZ/XY=XY/XZ
0,382/0,618=0,618/1
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A
travers les siècles
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Le
nombre d'or a au moins deux intérêts le premier
historique : Le
nombre d'or est
une "quête" qui a traversé les siècles.
Très récemment encore (1945)
l'architecture
par l'un de ces plus grands : Le Corbusier a proposé de
breveter son "Modulor" qui propose un
système de proportions entre les différentes
parties du corps humain.

Le second
intérêt est mathématique : Le nombre d'or
est la solution positive de l'équation :
, c'est-à-dire le nombre : .
Les
100
premières décimales du nombre d'or sont :
1,618 033 988 749 894 848 204 586 834 365 638 117 720 309 179 805 762
862 135 448 622 705 260 462 189 024 497 072 072 041
Le
record de calcul
des décimales date de 1998 et a été
réalisé par Simon Plouffe : 10 000 000
décimales (29 minutes de calcul).
Il
est possible de
réaliser un grand nombre de sujets de
mathématique, mais nous sommes loin de la photographie !
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Le
positionnement du sujet :
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Une règle
universelle est pratiquée par tous les photographes en herbe
et plus, c'est "La
règle des tiers ". Elle est simple et efficace.
Respecter, cette règle, c'est placer le sujet sur des points
forts qui sont à l'intersection de lignes de
forces. Comment cela s'applique ? Cela
équivaut à diviser l'image horizontalement et
verticalement en tiers et placer le ou les sujets sur ces points.
L'intersection des "lignes de force" produit 4 points forts.
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Les points forts d'une image.
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Une
composition
photographique qui s'appuie sur ces éléments sera
équilibrée. On s'efforcera donc de
placer, sur les lignes de force, l'horizon (au tiers
supérieur ou au tiers inférieur) ou les yeux d'un
personnage (en général au tiers
supérieur).
Le
centre
de l'image n'est pas un point fort.
Il convient donc de ne
jamais y placer le sujet principal. Cette erreur est souvent faite par
le "débutant"qui n'est pas non plus aidé par les
repères qui se trouve sur le verre de visé de nos
appareils qui pousse à centrer le sujet. On appelle
cela "mettre le sujet en plein dans la pastille".
L'équilibre
:
Pour
assurer l'équilibre
de l'image, il faut compenser les masses entre
elles. Pour composer ces masses entre elles, on peut jouer
sur :
-
La
dimension des
masses.
- Les distances qui
les séparent.
- Les
densités de gris ou les couleurs de ces masses.
- Le placement des
masses les unes par rapport aux autres.
- La
lumière.

2
masses placées sur des points forts: pour un meilleur
équilibre, la plus
grande sera placée en bas pour asseoir
la photo.
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Il
faut retenir, évidement, qu'une masse de grande
surface monopolise l'attention au détriment des
masses plus petite. Son impact est donc plus important.
La
juxtaposition des plans :
Une
photo est plane mais il est possible d'y représenter la
troisième dimension en jouant sur le
positionnement des plans les uns par rapport aux autres, en
utilisant le fait que plus un objet diminue de taille plus il
parait éloigné et en utilisant l'effet
de perspective géométrique (deux
lignes parallèles semblent se croiser au loin).
Les
plans
disponibles :
-
L'avant-plan,
net
ou flou, très proche.
- Le premier plan,
toujours net, à mi-distance, contient le sujet principal.
- L'arrière-plan,
suggéré ou flou, se situe à plus
longue distance et donne un fond à l'image.
- Les plans
lointains ou l'infini, ferment le sommet de l'image.
Le
photographe
doit donc veiller à utiliser une combinaison de ces plans
qui lui permettra de rendre compte sur l'image finale de l'aspect
tridimensionnel de la scène photographiée.
Résumé
:
Les règles sont nombreuses, leur combinaison est
l'expression de la maîtrise de la composition. S'il faut en
retenir une seule c'est la règle des tiers. |