TP
N°1 : notions de base pour la prise de vue
Version 1.0 du 12-2005 - Modifiée 07-2006
Le
premier travail pratique (TP) de prise de vues est conçu
afin de balayer rapidement les notions techniques élémentaires et utiles "aux
débutants".
Ces notions seront reprises, dans le
détail, grâce à des TP plus
détaillés.
Loin des livres ou propos techniques,
nous avons essayé de construire une séance de
prise de
vues pour approcher et comprendre les premières notions techniques et
démarrer nos carrières d'artistes !
Pour
ce TP, l'appareil à photo est
décomposé en fonctions
élémentaires : la
mise au point, le
diaphragme, les
vitesses d'obturation.
Pour
simplidier l'approche technique, les
paramètres suivants sont fixes : la
sensibilité du film et la méthode de mesure de la
lumière. Pour cette
dernière, la méthode "matricielle (multi zones)"
est retenue et
la
sensibilité du film n'est pas modifiée (lecture
DX, réglage automatique de l'appareil). Un
film noir et blanc très courant est utilisé. Il faut retenir, par exemple, les films
suivants : HP5+
(Ilford)
ou Tmax400 (Kodak).
Bien sûr, ce TP peut aussi être
réalisé avec
un appareil numérique. Dans ce cas une
sensibilité de 400
ISO sera retenue et le mode de mesure matricielle sera
sélectionné. La taille des images devra permettre
d'éditer des formats 13 X 18 cm. Pour le calcul du nombre de
pixels nécessaires référez-vous
à la page
suivante : définition
d'une image.
Attention pour réaliser l'ensemble de l'exercice il est
préférable de disposer d'un appareil reflex avec
une
optique disposant de la bague de réglage de diaphragme (f/1,8, f/2, f/4, f/5,6, ...). |
 |
Le plan du TP (si certaines
notions sont maîtrisées, vous pouvez
débuter par n'importe quel Item)
- La mise
au point
- La
profondeur de champ
- La mesure de
la lumière
- Notions de
composition
- Portraits de
groupe
Un film de type
Ilford HP5+
de 36 poses est chargé dans
l'appareil et c'est parti !
(le
magasin le moins cher du moment, juillet 2006)
5 photos - La
mise au point
L'exercice débute par la notion
de mise au point. Le
couple : vitesse et ouverture (bague de diaphragme) est
réglé, pour cette
partie, grâce au mode automatique (A). En clair, il
ne faut pas s'en occuper.
Les trois premières vues doivent être
floues
mais elles doivent être obtenues de trois manières
différentes :
- Le
mauvais réglage de la bague
de mise au point est la
première solution (photo 1).
- Le
bougé de
l'appareil est la seconde possibilité (photo
2).
- La
distance
minimale de mise au point pour une focale
donnée peut être la dernière
méthode (photo 3).
Pour clore la partie autour de la mise au point, deux photos
de
la même scène doivent être prises : la
première
doit être entièrement floue (photo 4), la seconde
doit
être partielle floue comportant donc
une partie nette (photo 5).
Alexey
Titarenko utilise une autre voie : les poses longues pour
traduire le mouvement.
A la fin de ce petit exercice, nous sommes capables de
réaliser
ou d'expliquer pourquoi nos photographies sont floues. Cependant, nous
ne savons pas pourquoi l'ensemble des plans dans une
photographie
peuvent être nets ou au contraire seulement l'un d'entre eux.
La notion de profondeur de champ doit permettre de répondre
à cette question.
5 photos
- La profondeur de champ
La deuxième notion abordée, lors de cette exercice,
est la profondeur de champ (PdC). Ce paramètre est
réglé grâce à la bague des
diaphragmes (f/1,8, f/2, f/4, f/5,6, ...).
Tout d'abord, il faut réaliser une première
vue (photo 6)
pour montrer que l'on
maîtrise l'hyperfocale. Il faut donc choisir un point de vue
et
utiliser les repères sur le fut de l'optique pour
régler
l'hyperfocale.
Les trois photos suivantes vont permettre de faire "glisser" la
PdC
sur trois objets qui se situent dans trois plans différents.
Sur
chacune des photos un seul des objets est net
(photo
7),
(photo
8),
(photo
9).
Pratique de la prise de vue rapprochée en
réalisant
deux photos : la première avec seulement une partie de
l'objet
net et la seconde pour laquelle l'objet est net dans son ensemble
(
photo
10).
La maîtrise de ce paramètre permet de
réaliser de très belles photographies :
Laurence
Leblanc.
Ce petit outil informatique vous permettra de réaliser une
table à emmener sur le terrain.
Free
JavaScripts provided
by The JavaScript
Source
Nous remercions les sites :
The JavaScript Source et le site : galerie photo
La mesure de
lumière
Le moins de théorie possible permet de s'en
sortir dans le domaine de la mesure de la lumière.
Il faut cependant avant de débuter, reprendre un point
essentiel. Il existe de deux lumières :
- La lumière qui "tombe" sur l'objet. Elle peut provenir du soleil ou dans le cas d'une
artificielle, d'une ampoule, d'un flash,... - Repère 1 sur le dessin.
- La lumière qui est
réfléchie par l'objet - Repère 2 sur
le dessin.
| En clair, la lumière est divisée
en deux :
la lumière incidence (1) qui provient de la source
principale, la seconde provenant de la réflexion de
l'objet (2). |
|
Lorsque nous pointons notre appareil reflex vers le sujet, nous lisons
un couple : vitesse/diaphragme (par exemple : f/8 et
1/125ième). Dans ce cas,
nous mesurons la lumière réfléchie par
l'objet.
Cela ne vous rappelle rien
? Un certain Monsieur Jourdain ... Tous ce qui n'est pas
réfléchi est donc incident ... et chaque fois que
je pointe mon appareil je mesure la lumière
réfléchie ?
Bref, trêve de référence et essayons de
trouver le moyen de comprendre par l'exercice !
Nous allons réaliser une série de trois photos :
- La première
(photo 11) sera exposée sans modification des
indications fournies par la cellule.
- La seconde (photo
12), doit être sous-exposée pour les
hautes lumières (le coin le plus lumineux).
- La troisième (photo
13), devra être sur-exposée pour les
ombres.
La prise de vue en contre-jour est la deuxième
étape pour
améliorer, par l'exercice, la maîtrise de la
mesure de la
lumière. Pour cela, un modèle sera
placé devant
une source de lumière (fenêtre, lampe,...). Deux
photographies doivent être réalisées :
| La première seuls les contours du
modèle doivent apparaître (photo 14) |
 |
| La seconde doit faire apparaître le visage du
modèle (photo 15). |
 |
Grâce à ces quelques photographies, nous avons
effleuré la
mesure de lumière avec nos reflex. Il faudra continuer et
apprendre à mesurer avec les différents modes
proposés sur
nos boîtiers. La suite, dans un prochain TP en 2007.
Un photographe contemporain propose des images où la
lumière joue un rôle important :
Olivier
Mériel.
Notions de
composition (10 photos)
La composition est le passage obligé pour tous
les photographes. Comment
remplir cette feuille blanche ? Il faut d'abord ne pas se
compliquer la tâche, la photo n'est pas une affaire de
géomètre à la retraite, mais un
loisir. Cependant, si vous souhaitez débuter par quelques
notions élémentaires, essayez de
dénicher le livre : La composition photographique par Harald
Mante. C'est un livre merveilleux et très clair,
à
mettre entre toutes les mains. Mais attendez-vous
à connaître, après sa lecture,
une sale période où le "cordeau" sera de mise
dans vos choix
de composition.
C'est une maladie qui passe sans traitement lourd !
Cette page propose d'approcher chaque notion grâce
à un
exercice, la composition ne fait pas exception. Vous prenez un objet et
vous tournez autour en le plaçant dans l'image dans des
positions différentes.
Pierre a pris le temps de composer avec des objets simples et communs (
à
voir !).
Vous l'avez compris maintenant c'est à vous de jouer en
essayant
de quitter le cadrage plein centre ! Pensez au sujet de votre photo !
Portraits de
groupe (10 photos)
C'est le moment où l'ensemble des notions doit
servir à produire des images ! Allons-y ! Une
série de portraits de groupe va clore ce
premier TP. Au gré des envies, donnez libre cours
grâce au
mélange des notions abordées
durant le TP, à votre imagination. Fabien a posé
dans sa composition :
(
Photo
de Fabien), (
Photo
Brice).
Denières modications
: juillet 2006